Pour le respect des femmes Roms

Les femmes rom ont organisé une conférence de deux jours à Athènes. Dans une déclaration adoptée au terme de la conférence, les participants ont invité les pays européens à veiller à ce que le femmes roms jouissent de leurs droits fondamentaux...

En savoir plus : http://www.differences-larevue.over-blog.com/article-femmes-roms-conference-athenes-43599113.html

Roms Barcelone J1

Barcelone, ville cosmopolite au possible. Premier contact avec Catherine, salariee a la Fundacion. Elle me montre le quartier ou se regroupe toute la population immigree, presque en dehors de la ville. La situation des Roms est tres differente de celle que l'on connait en France. Ici, pas de caravanes, pas de bidonvilles. Les Roms vivent pour 95% dans des appartements. "Mais ils peuvent vivre jusqu'a 25 dans 40m2", m'indique Catherine. La misere, contrairement a la France, n'est pas visible, mais pourtant bien reelle. Les 5% restant vivent dans des squattes, souvent des usines ou entrepots desaffectes.

Premier contact avec les Roms : Rencontre sur une place ou ils ont l'habitude de se reunir la journee. Les enfants jouent au ballon. Les hommes discutent, profitant de quelques rayons de soleil. Une seule femme, deja agee, qui ne veut pas que l'on dise qu'elle est la chef. Tous viennent de la meme ville de Roumanie, a l'extreme Est du pays. Et tous les hommes travaillent dans la feraille. Rendez-vous est fixe le lendemain midi pour discuter plus facilement. Le frere d'un des Roms a vecu en France quelques annees et a ete a l'ecole.

Les Roms à... Barcelone

Je sais, c'est inadmissible, j'ai quelque peu abandonné ce cher blog. Mais me revoilà ! Jeudi, décollage pour Barcelone. Là-bas, comme indiqué deux posts plus bas, j'ai rendez-vous avec une association qui prend en charge les Roms. Et je serai mise en contact avec des Roms qui ont vécu à Lille. L'occasion de découvrir la manière dont ils sont pris en charge, par rapport à la France. J'essaierai, comme lors de mon voyage en Roumanie, de vous tenir au courant régulièrement de mes pérégrinations...

A très bientôt, et surtout, n'hésitez pas à laisser des commentaires...

C'est reparti !

Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis... J'avais annoncé voilà quelques mois que je souhaitais mettre fin à mon travail sur les Roms pour des raisons personnelles. C'était sans compter sur Catherine Bounhoure, membre de la Fundacio Secretariado Gitano à Barcelone, qui l'a contacté pour m'informer que des Roms ayant vécu à Lille avait migré vers Barcelone et étaient désormais pris en charge par son association.

En prévision donc, un voyage en Espagne dans les semaines à venir pour découvrir l'association et revoir les Roms rencontré à Lille.



La FSG est une organisation sociale sans but lucratif qui fournit des services pour le développement de la communauté gitane en Espagne et au niveau européen. Son activité a débuté dans les années soixante. En Catalogne, elle a développé des programmes et actions visant à promouvoir la communauté rom et le catalan.


CV en ligne

Vous voulez en savoir plus sur moi, je vous invite à consulter mon CV en ligne... N'hésitez pas à me contacter :

http://www.doyoubuzz.com/hedwige-hornoy

vendredi 07.08.2009, 04:46 - La Voix du Nord

Ils vivent ici en Roumanie, mais rêvent d'un là-bas à Lille

Ils ont vécu à Lille, dans des caravanes. Ils espéraient intégrer un village d'insertion. Ils ont bénéficié de l'aide au retour « volontaire ». Depuis février, ils sont de retour dans leur village roumain. Nous sommes allés à leur rencontre en juin.

PAR HEDWIGE HORNOY
Valea Seaca, à près de 300 km au nord-est de Bucarest. Au sommet d'une butte de terre couverte de caillasses, derrière un buisson d'épineux, une baraque blanche et bleue défraîchie. Dehors, à côté de la porte d'entrée, une machine à laver dévorée par la rouille. « On n'a pas d'électricité, pas d'eau courante. Et là, la fenêtre est cassée. » Le petit bonhomme qui nous fait visiter les lieux ne nous est pas inconnu. « J'étais à Lille avant... » Le gamin, tout fier, récite les stations de métro qu'il arpentait pour faire la manche. « Rihour. Porte des Postes. Gambetta. » Une môme d'une dizaine d'années s'approche, timide : « Moi aussi, j'étais à Lille. » La jeune maman, un bambin dans les bras, explique que toute la famille « était en France de septembre 2008 à février 2009 ». Elle se tient le ventre, fait la grimace, se plie en deux. Elle a faim.
Il y a bien quelques lopins de terre autour, mais ce n'est pas suffisant pour nourrir toute la famille, composée de dix membres. Cousins, cousines, tante, grand-mère, tout le monde partage la même maison. Pas de pièce à vivre, juste des chambres, où trônent un grand lit et une armoire.
Faute de diplôme, ils n'ont pas de travail et peu d'argent. Pour les six enfants dont il a la charge, le couple perçoit « au total, 100 € par mois ». La matriarche au visage parcheminé, qui regarde le temps qui passe, assise dehors près du poêle à bois, ne touche pas de pension.

« En septembre... peut-être »
En quête d'un avenir meilleur, ils ont fait le voyage entre Bacau et Lille en autocar. « 1 000 € pour toute la famille. » En France, rien ne les attendait. Pour se loger, ils sont allés voir les Gitans français. « Ils nous ont vendu une caravane. » Pour se nourrir, ils se sont adressés à des associations. « On avait de quoi manger tous les jours. » Pour entretenir leur rêve, ils se sont tournés vers l'État et ont tendu la main vers les passants. « On a mis les allocations de côté, pour construire notre maison... là. » Le père pointe du doigt ce qui semble être les fondations. Une dalle en béton, quelques tasseaux de bois, des gravats comme remblais. « On a dû arrêter là, on n'a plus assez d'argent. » Accoudé à un break immatriculé « 59 », le père de famille confie qu'il prépare un nouveau voyage en France. « En septembre... peut-être. » Il nous questionne sur les mobile homes. « On était sur la liste d'attente avant de partir... » Les mobile homes, c'est un peu le Saint Graal pour ces Roms. « De l'eau, de quoi cuisiner, du chauffage. » Radija Cantaragiu, membre de la famille qui vit dans le village d'insertion de Fives, leur donne des nouvelles par téléphone. Ses enfants vont à l'école.
Elle et les siens apprennent le français. Mais voilà, la communauté urbaine de Lille ne finance plus de nouveaux mobile homes. En septembre, ce sera donc à nouveau la vie de caravane pour ceux qui reviendront à Lille. •

vendredi 07.08.2009, 12:00 - La Voix du Nord

Voyage en terre gitane au pied des montagnes roumaines

Des Roms, dans la métropole, on ne connaît que les bidonvilles de caravanes, les mobile homes que la communauté urbaine a fait installer pour eux, la mendicité... Mi-juin, nous sommes allés à leur rencontre, en Roumanie. Surprise : nous y avons retrouvé une famille qui était à Lille jusqu'en février.
PAR HEDWIGE HORNOY
Aéroport de Paris-Beauvais, 15 juin, embarquement pour Bucarest, Roumanie. Dans la poche, un carnet annoté : Radija Cantaragiu, Valea Seaca, Bacau.
Radija, c'est l'une des Roms qui vit à Lille, dans le village d'insertion de Fives, avec sa famille. Quelques mots échangés avec elle peu de temps après son installation, en février, suffisaient à comprendre qu'elle ne voulait pas rentrer au pays. Pour mieux saisir la situation, nous sommes partis à la rencontre de sa famille.
Arrivée à Bacau, à près de cinq heures de train au nord-est de Bucarest, la température avoisine les 35 ° C. Depuis la gare, on aperçoit des bâtiments désaffectés, des tours bétonnées, grises, mornes. Contraste saisissant avec les montagnes couvertes de pins, traversées en train depuis Buzau. Dans le centre, seules les églises orthodoxes, qui s'élèvent par dizaines, offrent une certaine qualité architecturale.
Nous logeons à une dizaine de kilomètres, à Lucani. Le maître des lieux travaille dans l'industrie céréalière. Son fils propose de faire le chauffeur jusqu'à la Valea Seaca, et le traducteur sur place. Nous acceptons non sans étonnement. Tous les Roumains rencontrés jusque-là cultivent une haine tenace envers les Roms, venus d'Inde, longtemps nomades, qui se sont installés en Roumanie, en Bulgarie et ailleurs voilà plusieurs siècles. Une population réduite à l'esclavage dans les pays de l'Est jusqu'au milieu du XIXe siècle, persécutée par les nazis dans la première moitié du siècle suivant.
La plupart des Roumains ne leur adressent pas la parole. « Ce n'est pas la meilleure chose qu'on ait chez nous », souffle Octavian, 22 ans. « Ils ne travaillent pas. » « Ils sont violents. » « Ils volent. » Ou encore : « Ils refusent d'aller à l'école. » Notre chauffeur, lui, n'a pas de préjugés à leur égard. « Je ne les connais pas. Je ne leur parle jamais. Je n'ai donc pas d'avis sur eux », avoue-t-il en chemin.
À droite, à gauche de la route, des plaines, à perte de vue, et la montagne au loin. Des charrettes tractées par des chevaux partagent l'asphalte avec les automobilistes. Celle-ci transporte du bois, celle-là du foin, une vache meugle dans une autre. Dans les parcelles disséminées çà et là, les paysans travaillent à la main, à la faux.
Valea Seaca. Notre chauffeur gare son break cabossé sur le bord de la route et va se renseigner auprès d'un petit vieux, assis sur un banc devant sa maison.
« Il ne connaît pas cette famille, mais il dit que les Gitans vivent par-là, dans cette rue. » Les Gitans, c'est ainsi que les Roumains appellent les Roms. Alina Costin, jeune prof de français dans un lycée de Bacau, avoue avoir « découvert le terme rom avec l'entrée du pays dans l'Europe ». Dans l'Hexagone, on nomme ainsi ceux qui viennent d'Europe de l'Est, pour les différencier des Gitans français.

Baraques défraîchies et Dacia rouillées
Derrière un grand portail, une cour en terre battue. Des hommes, quelques femmes et une flopée de gamins se précipitent vers nous. Un môme haut comme trois pommes dévore un saucisson à pleines dents. Devant notre regard incrédule, le père se contente de sourire.
Le nom de Radija ne leur dit rien. « Rada ? » Peut-être son surnom. « Son fils porte un corset pour maintenir son dos ? » C'est ça, c'est bien elle. Notre guide échange quelques mots en roumain avec un jeune homme d'une vingtaine d'années. Il va nous emmener dans une maison un peu plus loin. Le village est constitué d'une seule rue, bordée de baraques défraîchies et de Dacia rouillées.
Une jeune femme et son mari viennent à notre rencontre. Rada, bien sûr qu'ils la connaissent. La dame qui arrive, justement, est sa belle-mère. Eux aussi ont vécu à Lille, de septembre 2008 à février 2009. Depuis leur retour au pays, ils n'aspirent qu'à une chose : revenir dans la métropole. •

THE LAST DAY

Repartir et déjà revenir...
Jeudi matin, nous avons pris le train pour Bucarest, laissant derrière nous Sibiu et ses maisons aux yeux globuleux. Six heures de trajet pour brasser une dernière fois la diversité des paysages roumains. Ses collines escarpées, ses vallées verdoyantes, ses rivières. Je suis étonnée par l'immense chantier d'aménagement de ce qui semble destiné à être un barrage. Sur les quelques 300 km qui séparent Sibiu de Bucarest, les ouvriers creusent, déblaient, remblaient le lit de la rivière.
Dans la capitale, nous retrouvons les 36°C que nous avions laisss. Chaleur étouffate mêlée à la pollution. Crissements de pneus, coups de klaxon. C'est assourdissant. On ne fait pas long feu dans les ruelles. Nous préférons retrouver l'appartement d'Adina et Octav'. On y déguste quelques bières au soir... Ursus, Timisoeara, Tuborg... Pas de quoi cuisiner dans le logement, alors on improvise un pique-nique sur le lit, à l'abir de la pluie qui innonde le balcon.
On se raconte nos anecdotes respectives, on montre et on prend des photos. Et puis les amis de mes couchsurfeurs me parle des Marmures, au nord du pays. Les églises en bois, les montagnes, les tenues traditionnelles. Je regarde sur le net le prix des billets d'avion... Je peux me rendre à Cluj au départ de Paris-Beauvais pour 80 €. Adina me confie qu'elle m'accompagnerait volontier.
Prochain départ pour la Roumanie fin septembre début octobre certainement.

JOUR 10

Ca sent la fin...
Petite journee. Apres une balade dans les ruelles, mon estomac m`a fait comprendre qu`il n`avait pas apprecie l`eau du robinet de Brasov. Cecile est partie decouvrir la campagne autour de Sibiu. Rien d`exceptionnel a l`entendre. Moi j`ai fait le musee d`ethnographie pres de l`hotel, entre deux siestes.
Et puis, l`avantage d`etre dans une auberge de jeunesse, c`est qu`on voit des baroudeurs debouler regulierement. Cet aprem, un jeune francais qui a pris son sac a dos pour un periple de deux ou trois semaine a travers la Roumanie, la Bulgarie et peut-etre la Turquie... finir a Istanbul.
Demain le train donc, pour Bucarest.

JOUR 9

Maison transylvanienne de Sibiu.

Bienvenue a Sibiu...

J`ai bien cru que nous ne parviendrions pas a quitter cette fichue ville de Brasov. D`abord, Cecile, qui s`est rendue compte arrivee a la gare qu`elle avait oublie son telephone portable a l`hotel. J`ai du l`attendre 30 minutes sous la pluie orageuse, le temps qu`elle fasse l`aller-retour. Ensuite, le bus que nous devions prendre a 11h30 a ete annule a la derniere minute. Bon, nous optons pour le train de 13h01... Qui ne nous a arrache a Brasov qu`a 13h45. Enfin !

Bon, ca en valait la peine. Sur la route, entre deux roupillons (bah oui elle fatigue la vivige), je remarque a nouveau des charettes en bois, des fermiers qui taillent les champs a la main.

Nous sommes arrivees vers 17h a Sibiu. Douce et calme cite. Presque personne sur la petite place ou se trouve la pension ou nous allons passer la nuit. Une charmante terrasse ou je deguste une soupe au poulet (un bouillon en fait), pour a peine 2 euros. L`architecture est maginifique. Presque toutes les maisons sont classees monuments historiques. Les eglises sont splendides. Les maisons ont toutes des belles-voisines qui semblent nous observer. Big brother is watching you...

Nous pensons prendre le temps de profiter de cette douce ville demain et d`embarquer dans le train pour Bucarest mercredi a 6h... du matin, oui oui, retrouver Alina et Octav pour une derniere soiree avant de regagner la France.

JOUR 8

Meurtrière dans le chateau du soi-disant Dracula.

De la piste bleue a Dracula...

Si vous aimez les vacances, disons, conventionnelles toursitico-touristiques, alors vous aimerez Brasov. Si vous etes plutot baroudeur routard, vous serez aussi decu que moi.
Ce matin, nous avons pris le bus dans l`espoir de faire une randonnee sympa dans les montagnes. L`endroit en question est en fait un enorme complexe hotellier en extension. On nous avait indique une telecabine, qui nous a emmene a 1800 m d`altitude. Mais ormis deux panoramas, on ne peut le nier, remarquables, point de chemin de randonnee a l`horizon. Nous avons du nous contenter d`une descente sur piste (la piste bleue de ski en periode hivernale) pas particulierement agreable.
On decide donc de se rendre au chateau de Dracula, a quelque 40 km de Brasov (Bran). Et la, meme sensation desagreable. Partout des touristes. Allemands pour la plupart. Le chateau n`est pas desagreable, mais on en a vite fait le tour.
Retour a l`hotel. Resto en terrasse et... sous la pluie. Premier orage depuis notre arrivee. Signe que nous avons passe suffisamment de temps dans ce coin beaucoup trop toursitique pour nous.

JOUR 7

Retour brutal a la civilisation...
Brasov, cite balneaire par excellence. Nous avons quitte Lucani (Bacau) ce matin pour prendre le bus pour Brasov. C`est le coeur lourd que j`ai embrasse Augusta, la mere de notre couch surfeur. La douleur a ete encore plus grande, quand, au fil des kilometres qui nous eloignaient de notre maison de reve, je constatais que nous entrions dans une region plus riche, plus occidentale.
De moins en moins de charettes sur la route, des machines agricoles apparaissaient meme dans les champs. Et puis, au milieu des Carpates, des concessionnaires auto, des panneaux publicitaires. Dur retour a la civilisation.
A Brasov, le charme tant attendu d`une vieille ville se dessine a peine. J`espere beaucoup de la randonnee que nous entendons faire demain dans les montagnes environnantes. Mais je ne ferai pas de vieux os ici. J`ai deja propose a Cecile de prendre le train des demain pour Sibiu. Sauf que l`on vient d`appremdre que le contact qui devait nous emmener voir les Roms n`est pas disponible...

JOUR 6

Famille de Roms qui a vécu à Lille.
Sur la route des Roms...
Nous voici pratiquement au terme de la premiere semaine. Je ne me lasse pas de ce pays magnifique. Melange de tradition et de modernisme. Je suis toujours etonnee de croiser les charettes en bois tirees par des chevaux sur les memes routes que les voitures.
Ce matin, notre guide nous a emmene a la Valea Seaca. Miracle ! Nous y avons retrouve la famille de Radija, la jeune Rom qui vit dans le village d`insertion de Fives. Mieux, nous avons rencontre des Roms qui ont vecu a Lille. Tandis que nous sommes invitees a venir voir la maison qu`ils construisent (les fondations en fait, puisqu`ils n`ont plus d`argent pour continuer les travaux), je reconnais un visage... Celui d`un garcon que j`ai vu a Lille. Il parle francais, evoque les stations de metro de la ville. Porte des Postes, Wazemmes, Gambetta. Sensation etrange de retrouver un visage connu au fin fond de la Roumanie.
Ici, ils vivent sans eau courante ni electricite. Ils percoivent au total, pour leur six enfants, 100 euros d`allocations par mois. Ils veulent revenir en France, meme pour vivre dans une caravane. Mais le top serait d`obtenir un mobil home. Nous les quittons a regret pour nous rendre a Bacau, ou Alina nous attend.
La jeune femme est professeur de francais dans un lycee. Quel bonheur de pouvoir dialoguer sans barrieres. Elle nous emmene chez elle, ou elle vit avec sa mere et sa grand mere. Cette derniere confectionne des jupes fabuleuses pour les gitanes du quartier. Elle en invite une a essayer un vetement. L`occasion pour nous d`en connaitre un peu plus sur leurs traditions.
Nous apprenons que les mariages sont arranges. Des l`age de cinq ou six ans, les parents decident avec qui vont se marier leur fils ou leur fille. Pas de mariage a l`eglise ou a la mairie. Il est effectif vers l`age de 12 ans. La famille du garcon couvre celle de la fille de cadeaux... argent, vetement, tapis. Les enfants suivent rapidement. La gitane que nous rencontrons a 32 ans et a deja cinq enfants. Deux de ses filles sont deja mariees.
Elle nous explique la tenue traditionnelle, qu`elle porte fierement. Deux nattes, le reste des cheveux couvert d`un fichu. Une jupe coloree, des bijoux en or... Les dents aussi, sont pour certaines couvertes d`or.
Bientot, avec sa famille, elle va fermer sa maison a double tour pour s`adonner au nomadisme dans les villes autour de Bacau, confectionner des bassines... Elle appartient a une communaute de Forgerons.
Pour notre part, nous allons prendre la route pour Brasov demain matin. Quatre heures de bus dans les montagnes. Et puis, nous avons decide de nous rendre egalement a Sibiu, mardi et mercredi, ou une jeune femme doit nous faire rencontrer des Gitans. Seulement alors, nous regagnerons Bucarest.

JOUR 5


Ferme archaïque de Lucani, où l'on fabrique du fromage de brebis.


Je redecouvre le sens des mots calme et serenite...
Nous sommes logees dans une maison de reve. Le pere de notre couch sufeur a travaille dans l`industrie du bois et a decide de faire sa maison, dans la campagne, sur le mode des chalets canadiens. La mere, institutrice a la retraite, cultive son jardin, tel Candide. Elle confectionne chaque jour des plats delicieux. Des bouillons au poulet, des choux et des feuilles de vignes farcis de viande et de legumes.
Le frere de notre couch surfeur est un guide fabuleux. Catholique parmi les orthodoxes, il nous a emmene peu avant midi dans le monastere qui jouxte sa maison. Le prete, italien mais qui parle le francais, nous a accueilli dans son eglise. Il nous a explique le symbole de chaque vitrail, de chaque mosaique construit en Italie sur le modele bysantin. Il nous a fait visiter le petit musee d`art roumain, qui fait aussi office d`atelier de poterie et ceramique pour les jeunes. Sur le flan de la colline, nous avons ensuite fait le chemin de croix, edifie en pleine nature. On en retrouverait presque la foi. Direction ensuite une ferme traditionnelle, pour ne pas dire antique, ou l`on fabrique du fromage au lait de chevre.
Dans l`apres-midi, nous avons traverse la foret, dans les Carpates. Paysages magnifiques. Et puis soudain, au loin, un aigle fend le ciel. Dans la vallee, un couple d`agriculteurs ramasse le foin a la fourche pour le mettre dans une charette en bois. Le cheval qui la tire attend un peu plus loin. Au sommet d`un chemin escarpe, un village et ce couple qui nous invite dans sa cour. La un cochon, ici, quelques poules. La vieille dame ouvre son porche, deux vaches se detachent du troupeau qui traverse le village et rentrent chez elle.
C`est tout bonnement magique.

PS : desole si je ne mets pas de photo, mais je prefere les trier en rentrant pour vous donner les meilleurs.

JOUR 4

Volcans de boue, au milieu des montagnes, près de Berca.


Levees au petit matin, nous sommes parties pour les volcans de boue, a cote de Buzau. Nous avons pris le bus direction Berca et la, il nous a fallu trouver la route pour les volcans. Aucun bus ne peut nous emmener dans les montagnes. Nous essayons une route, puis deux. Au triosieme essai, nous trouvons la bonne. Nous nous enfoncons dans les Carpates. Le paysage est tout simplement splendide. Montagne silencieuse a peine perturbee par le battement d`ailes de papillons jaunes, blancs, noirs, mauves...
Et puis soudain, le tintement d`une cloche. Au milieu des montagnes, une famille de berger emmene ses moutons et ses chevres. Ils sont la, au milieu de nulle part, comme un mirage dans le desert.
Nous continueons notre route et arrivont dans un petit village. Apres deux heures de marche nous nous arretons a l`ombre d`un bosquet pour pique niquer. De la charcuterie achetee le matin, avec du pain. Le bonheur !
Dans le village nous rencontrons un petit vieux, avec son chapeau de paille. Vasile. Il nous emmene a travers les monts jusqu`aux volcans. Sans lui, nous aurions fait des detours et certainement pas trouve ces fameux volcans de boue en ebullition.
Retour esnuite a Buzau dans un petit bus, a travers des routes chaotiques. Juste le temps d`attraper nos sacs laisses a l`hotel pour la journee et nous prenpns le train pour Bacau.
Suite au prochain episode... A l`heure ou j`ecris ces ;ots, je suis dans une maison de reve...

JOUR 3

Marché couvert de Buzau.

Nous avons quitté Bucarest dans la matinée pour nous rendre a Buzau. Deux heures de train. Cécile a eu un choc en arrivant. La ville n'était pas très accueillante, je vous l'accorde. Si on ajoute à cela un ciel gris, et personne qui parle anglais, imaginez un peu la tête de Cécile. Décomposée. Moi ça m'a fait beaucoup rire. Je ne sais pas pourquoi, mais je pressentais un potentiel dans cette ville. Pas manqué.
Nous avons tenté de visiter la ville après avoir cherché un bus qui pourrait nous emmener le lendemain aux volcans de boue. Nous sommes tombées sur un marché couvert où fleurait bon les cerises, les fraises, les tomates, l'aneth... Nous nous sommes installées sur une terrasse pour savourer une bière, et la... surprise. A côté de nous, un Roumain qui vit en France, mais été rentré dans son pays pour une semaine, pour venir chercher sa fille. Nous avons discuté. Il nous a trouvé un peu folles de faire un road trip en Roumanie, toutes les deux, sans mec pour nous accompagner. Et puis, il nous a emmener chez ses beaux-parents, manger de la ciorba (soupe) et un plat typique à base de poulet et de légumes marinés. Un délice !
Stefan, tel est son nom, nous a parlé des Roms. Il nous a affirmé qu'il existe toute une organisation pour ceux qui viennent en France. "Ici, ils vivent en famille de 20 voire 30 personnes. Quand il y en a un qui decide d'aller en France, il propose aux autres de leur payer le voyage. En échange de quoi, en France, ils devront lui ramener tous les jours de l'argent." Stefan déteste cette organisation qui creuse l'écart déjà considérable entre Roms riches et Roms plus pauvres.
Je suppose que tous les Roms qui viennent en France ne dépendent pas de cette organisation. J'espère.

JOUR 2

La chaleur est ahurissante. La temperature est montée jusqu'à 36 degrés aujourd'hui. Nous avons rencontré Julia ce matin. Une roumaine venue dans la capitale pour étudier la chirurgie vétérinaire. Elle nous a emmené voir des coins sympa de la ville. Mais je n'ai pas pu discuter énormément avec elle... je ne comprenais pas un traite mot de son anglais.

Les Roms sont partout. Ici, ils vendent des fleurs. Certains à l'arrache, d'autres dans des sortes de boutiques. "C'est un travail typiquement gitan", nous a expliqué Adina. A la sauvette, ils vendent aussi des pommes de douche, des paquets de mouchoirs, des boites de pansement, des fruits... C'est très hétéroclite. J'ai été étonnée de voir que ceux qui mendient le plus sont les vieux. Les enfants en seconde position. On les reconnait aisément à leur couleur de peau (ils sont plus typés) et à leurs habits (plus traditionnels... comme le fichu sur la tête pour les femmes).

Nous ne sommes pas allées voir le quartier rom de Bucarest. On a prévu ça pour le dernier jour, avant de repartir en France. Demain, direction Buzau et ses volcans de boue. Tout le monde nous déconseille la ville, qui, semble-t-il, n'est pas belle à voir. Mais quand on évoque les volcans, on nous comprend mieux. Nous ne savons pas encore où nous allons dormir la-bas. Nous allons appeler pour réserver un hôtel. Pas de couchsurfeurs dispo.

JOUR 1

Fils électriques dans les rues de Bucarest.

Je vous ecris depuis mon lit... à Bucarest. Nous sommes hebergées chez Octav' (21 ans) et Adina (22 ans). Grand luxe, nous avons une chambre avec terrasse, au dernier etage d'une maisonnette.

Adina nous a rejoint dans un café (Mon amour) tout proche de la piata romana. Après un repas pris sur la terrasse, direction un bar en plein air, à peine couvert de paillottes, pour déguster une bière (Ursus), avec un de leurs amis qui a du nous quitter pour aller bosser. C'est le quartier des étudiants. "Les bars ne ferment que quand il n'y a plus personne."

Nous avons très vite abordé le sujet des Roms, les Gitans comme ils les appellent ici. Octav' ne mache pas ses mots. " Ils ne font rien. Ils ne travaillent pas. Ils nous volent." Adina poursuit : "C'est pour ca qu'on a des problèmes avec eux."

Elle nous explique qu'à l'université, son professeur lui disait de les "accepter", d'admettre qu'ils ont une autre culture. Mais pas question de parler d'intégration. "On ne veut pas, et ils ne veulent pas s'intégrer." L'un comme l'autre de nos hôtes regrettent que les Roms n'aillent pas a l'école, alors qu'elle est gratuite est obligatoire.


Demain, nous tenterons d'aller voir un quartier typiquement rom de Bucarest. Et nous sommes invitées a rester dormir une nuit de plus. Demain, la troisième colloque rentre et fête son anniversaire... Why not ?!

Dernier post de France avant le départ

Eh bien nous y voilà... Demain, c'est le grand départ pour la Roumanie. C'est un ami de Cécile qui nous conduit à Beauvais, et Séverine qui viendra nous rechercher. Les sacs sont prêts. Total : 10kg. Rien que ce matin pour aller jusque la gare, j'avais l'impression que mes épaules allaient lâcher. Mais pas de panique, Cécile m'assure que nous pourrons régulièrement déposer le gros sac et ne se trimbaler que le petit... espérons-le.
Bon, ensuite, normalement, c'est direction Buzau et ses volcans de boue. Puis Bacau, où nous irons à la découverte du quartier mixte (Roms Roumains) où vit Alina. Et puis, nous nous enfoncerons dans les Carpates et descendrons jusque Brasov avant de regagner Bucarest. C'est l'itinéraire tracé. Restent les aléas du voyage, les imprévus, les surprises... Nous avons hâte.
J'essaierai d'alimenter le blog le plus souvent possible, et peut-être même, d'y télécharger des photos... A bientôt !